Mon Défi - Lire 25 livres sur le mental

La force du mental

La force du mental

La force du mental : Etre un champion ça s’apprend en entreprise comme dans le sport

Ce livre est né de la rencontre de deux hommes Jean-Marc Sabatier et  Pier Gauthier. J-M Sabatier, spécialiste du coaching en entreprise et c’est lors d’une présentation sur la performance qu’il fait appel à hier Gauthier, préparateur mental dans le tennis à l’origine. L’objectif est de donner les moyens au plus grand nombre de devenir leur propre champion, dépasser leurs propres limites et d’atteindre leur potentiel maximal.  Tout le monde peut sublimer son capital de départ.

Par Pier Gauthier et Jean-Marc Sabatier, p 191, 2013.

Chapitre 1 : Des bases solides

A. Un environnement aidant

Une personne sera différente selon qu’elle évolue en France, en Italie, en chine ou qu’elle soit issue d’une famille sportive ou artistique. L’environnement dans lequel on évolue influence qui nous sommes. 

Les personnes qui excellent ont des points communs quant à la qualité de leur environnement :

  • Des valeurs fortes issues de l’entourage
  • Une vision à long terme
  • Le développement de croyance positive
  • Un soutien inconditionnel dans les victoires et défaites

Cet environnement bâtit le socle d’une bonne estime de soi qui est à l’origine de la confiance en soi. Par moment, il est nécessaire de remettre en cause son environnement. Si nous estimons que nos amis, fréquentation nuisent à nos objectifs alors il est peut-être temps de changer les choses mais ceci doit être motivé par de bonnes raisons.

B. Des valeurs fortes

Nos choix sont régis par nos valeurs que nous suivons de façon consciente (affinité) ou inconsciente (héritage, vécu). Pour être en accord avec nous-mêmes, il faut satisfaire le plus possible nos valeurs principales dans nos décisions quotidiennes.  Ceux qui excellent ont souvent des valeurs communes telles que : l’humilité, le dépassement de soi, la combativité, le plaisir, le respect.

En somme, il n’y a pas de bonne ou mauvaise valeur juste des valeurs adaptées ou non à ses rêves. Ainsi, il est plus que nécessaire de développer un projet de vie afin de développer des valeurs adaptées.

 

C. Du plaisir au coeur du travail

Beaucoup de sportifs associent la valeur travail à la performance. Ils font d’énormes sacrifices, pensent que seule la souffrance peut les amener à une grande carrière. Ils oublient trop souvent qu’ils ont choisi cette voie car elle était leur passion. Si plus jeune, ils enchaînaient les entraînements à haute fréquence c’est parce qu’ils adoraient cela. Les joueurs qui se focalisent uniquement sur la valeur travail risquent de perdre la valeur plaisir.

Les performeurs ont compris l’importance du plaisir dans la quête de réussite. Ils ont compris que souffrance et résultat ne sont pas nécessairement des notions associées.

 

D. Des croyances

Les croyances reflètent ce que nous pensons de nous-mêmes, du monde. Elles dirigent nos com

portements et sont liées à nos  valeurs centrales.  Elles se forment tout au long de notre vie au cours de nombreuses expériences. Parmi les croyances, nous distinguons deux types de croyances celles dites “Facilitantes et celles dites Limitantes”.

Les parents, les premiers entraîneurs influencent et construisent les premières croyances sur le monde et nous-mêmes. Des mots maladroits d’un entraîneur peuvent vite créer une croyance chez un enfant.

 

Chapitre 2 : Un état d’esprit gagnant

A. Un projet long terme : du rêve à la réalité

Si les grands champions ont atteint le sommet de leur discipline, c’est grâce à leurs rêves lorsqu’il était enfant. Les rêves ont le pouvoir d’activer et de faire jaillir nos ressources intérieures. Étant petit, nous avons tous des rêves mais en grandissant nous acceptons l’idée qu’ils ne sont pas réalisables, trop difficiles, trop compliqués à atteindr.

Jeff Bezos est le fondateur d’Amazon. Quand il a fondé cette société il avait pour rêve de donner accès à la lecture à tous. Amazon est devenu la plus grande entreprise de vente par internet avec un Chiffre d’affaire de 48 milliards de dollars en 2012.

La vision, le rêve ne suffisent pas, il faut une mise en action pour réaliser de grande chose.

 

B. Une motivation forte

Les athlètes qui ont des convictions sont prêts à aller au bout de leur rêve tandis que ceux qui ont seulement des croyances baisseront les bras un jour ou l’autre. Cette motivation hors-norme provient d’une vision à long terme, c’est donner du sens à ses actions. En somme, trouver le but du but.

 En général, la profondeur de la motivation provient de l’enfance ou des épreuves passées.

 

C. Une progression permanente

La progression d’un athlète peut être entachée par le fait de ne pas se fixer des objectifs ou de mal le faire.  Se fixer des objectifs atteignables, découpés en petites étapes et réajustés est une condition du succès. Les objectifs ne doivent pas se focaliser uniquement sur le résultat  comme par exemple : « Je veux être sélectionné en équipe de France » mais sur des éléments maitrisables comme « Je veux maintenir 3 entrainements semaines ». La fixation d’objectifs alimente la progression. S’il n’y a pas de progression, on prend du retard sur ses adversaires. En soi, la non progression est une forme de régression.

 

D. Une confiance en soi

La confiance en soi doit être indépendante des résultats. Quoiqu’il arrive votre valeur, confiance en vous ne doit pas être affectée en cas de défaite. Lorsqu’une personne dit qu’elle n’a pas en confiance en elle, qu’est ce que cela signifie ? Est-ce de manière générale ? Le plus souvent, c’est le cas dans une situation bien précise. Notre niveau de confiance reflète nos expériences passées. Elle est intimement liée à l’estime de soi.

 

E. Une capacité de remise en question et d’adaptation

Nous vivons nos vies à travers nos propres filtres grâce à nos sens, à notre capacité mentale. Nos schémas structurent nos avis, nos jugements renforcent notre vision du monde. Croire que notre réalité est la réalité est une erreur, l’idée est de rester ouvert aux propositions extérieures.

De plus, les athlètes se créent en étant dans une démarche de progression permanente.  Etre dans une posture « Je sais tout » mène à la stagnation, soyez courageux et osez dire « Je ne sais pas encore ».

L’apprentissage est un processus que Abraham Maslow décrit très bien, il se décompose en 4 phases : Inconsciemment incompétent, consciemment incompétent, consciemment compétent, inconsciemment compétent. Il est nécessaire d’être dans une démarche de progression permettant de découvrir de nouveaux domaines et de nouveaux horizons pour une évolution personnelle.

Le retour sur expérience ou l’auto-évaluation est un outil hautement facteur de succès. Après un match, un événement, il est utile de prendre du temps, du recul pour corriger, évaluer sa performance.  Se remettre en question n’est en aucun cas un aveu de faiblesse ou de fragilité bien au contraire.

 

F. Une intelligence émotionnelle

Notre cerveau utilise aussi bien notre intelligence émotionnelle que rationnelle dans les décisions de notre vie. Dans son ouvrage « L’erreur de Descartes », Antonio Damasio démontre à travers 2 cas, le rôle de des émotions sur nos vies.

Phineas une personne dont une barre à mine traversa le cerveau, il n’y eu aucune conséquence physique, intellectuellement il semblait que c’était la même chose. Avec le temps, l’entourage de la victime se rendit compte du changement de comportement. D’une vie équilibrée, il était passé à une vie chaotique, son système émotionnel ne fonctionnait plus, c’est décision n’était plus aussi pertinente.

La prise en compte du quotient émotionnel est essentielle dans l’atteinte d’une qualité de vie supérieure.  Daniel Goleman a été l’un des premiers a opposé le QI (Quotient intellectuel) au QE (Quotient émotionnel).

Il définit le quotient émotionnel par :

  • La maitrise de par la gestion et la compréhension de nos propres émotions
  • L’aptitude à bien communiquer avec notre entourage

Nous bâtissons en permanence une vision du monde en fonction de nos émotions (joie, colère..) et de nos états d’âmes (doutes, nostalgie..). Les chercheurs ont découvert qu’il fallait un équilibre entre les états d’âmes positifs et négatifs de 1/3 pour le négatif et 2/3 pour le positif. L’objectif n’est pas de supprimer les états négatifs car ils sont très utiles. La colère nous pousse à agir, la tristesse nous fait réfléchir, la peur nous protège et nous avertit du danger. Parler de ses émotions permet de prendre de la distance et de mieux les comprendre.

 

Chapitre 3 : Des comportements et savoir-faire de « champion »

A. Donner le meilleur de soi 

Ceux qui excellent se distinguent de la masse par une somme de détails. Ils donnent le meilleur d’eux-mêmes à chaque occasion et assument leur responsabilité.

  1. Notre représentation de la réalité nous limite et peut venir nous perturber. Rodrigo Nogueira et Jon Jones sont des combattants UFC qui ont pris part à de nombreux combats avec des factures sans pour autant s’en servir d’excuses.
  2. Un autre point important est d’être capable de s’adapter face aux circonstances. Cette souplesse d’esprit se caractérise par la capacité à gérer les impondérables.

 

B.Agir sur le body-language et le dialogue interne

Il est connu que le mental influence la physiologie. Mais il en est de même pour la physiologie ? Influence-t-elle notre mental ? Nous pouvons trouver la réponse à ces questions de part notre propre expérience et dans celle des autres. Anthony Robbins le pape du développement personnel recommande dans ses livres et stages de copier les attitudes gagnantes. Notre cerveau ne fait pas de différence entre un comportement imaginé et un comportement réel. Ainsi, il nous reste plus qu’à choisir le modèle et le copier.

 

Notre esprit crée de manière naturelle des pensées de façon continue qu’on le veuille ou non. Ses pensées nous aident ou au contraire nous éloignent de notre but. Les mots, idées que nous avons entrainent une réaction physiologique. Ils ont une vibration, une résonnance particulière propre à notre univers.  Le body-language et le dialogue interne s’influencent mutuellement et nous pouvons agir aussi bien sur l’un que sur l’autre.

 

C. Etre concentré en toutes circonstances

La concentration apparaît comme une notion floue et peu claire. Comment progresser si nous en avons une représentation floue ? Pour travailler sa concentration, il convient de comprendre sa concentration.  Qu’est ce que la concentration pour vous ? Comment faites vous habituellement pour vous concentrer ? Quels sont les éléments pouvant nous empêcher d’y parvenir ? Malgré sa représentation floue elle peut être développée par tant par sa qualité que par sa durée. De plus, il est possible de travailler sa capacité de reconcentration lorsqu’une distraction survient.

 

D. Travailler ses ressources

Les questions surgissent lorsqu’un élément perturbateur vient enrayer la machine. Les blocages apparaissent, nous nous sentons paralysés face à l’immensité de la tâche et incapables d’en venir à bout.  C’est dans ces moments que nous essayons de trouver des réponses à nos problèmes. Une ressource est une compétence qui peut être utilisée de manière ponctuelle (patience, la persévérance). L’idée est d’utiliser et copier les comportements, attitudes des experts dans votre domaine avec pour objectif de les intégrer dans votre propre pratique. Les performeurs ne possèdent pas de façon innée les compétences du succès mais les développent et en acquiérent de nouvelles compétences.

Le développement de ses ressources se fait en 3 étapes :

  1. Identifier les ressources à développer
  2. Observer les meilleurs dans ce domaine
  3. D’approprier ses compétences

 

Chapitre 4 : Philosophie du coaching

Le mot mental est une notion floue, souvent mal définie. Elle renvoie à  une image abstraite, insaisissable pour de nombreuses personnes. Dans ce contexte, progresser, travailler cette notion apparaît difficile. De plus, le mot mental est associé à de nombreux mots participant à le rendre confus.

 

A. Qui sont les coachs ?

Le mot « Coach » vient du l’Anglais, il qualifie le rôle de l’entraîneur d’une équipe sportive le plus souvent. Associé au « mental » on retrouve le mot «  Coach » qui est sur-utilisé participant à la méconnaissance du métier de coach mental.

Nous pouvons nous poser la question de savoir si un entraîneur est compétent pour coacher mentalement ses sportifs ? Suffit-il de dire « soit un guerrier », « soit fort mentalement »  pour bien préparer ses athlètes ?  La réponse est non !  Dans ce cas, pourquoi le système sportif français a t’il autant de mal à intégrer des préparateurs mentaux dans leur staff ? De manière générale, le staff occulte cet aspect de la préparation. Le système sportif français est considéré comme l’un des meilleurs, pour autant comment se fait-il qu’aucun français ne soit n°1 mondial depuis  plus 30 ans ? Comment est-ce possible ? Une des raisons, est que  le mental est exclu dans la préparation du sportif.

Une des erreurs est de penser que ces qualités mentales arrivent avec le temps et l’expérience. Ne pas intégrer la préparation mentale dans un entrainement est devenu une faute professionnelle.

 

B. Image du coach

Le métier de préparateur mental paraît flou et fait peur. Le rôle du préparateur mental est de donner les clés à son interlocuteur pour résoudre ses propres problèmes. Son rôle est multiple, il prend son essence dans son parcours de vie, de travail personnel, ses méthodes et ses publications.  

Le travailde coach commence par un travail sur soi. Il faut être dans une démarche de progression permanente et de retour sur expérience.

 

C. Vision du coaching

La vision des entraîneurs de manière générale se résume en 3 piliers = Technique, tactique et physique, pour le mental ce sont les coach qui s’en occupent, ils gèrent comme ils disent.  Pour autant, le mental est au service de tous les aspects de la préparation d’un sportif.  

Le coach est garant de la naissance d’une relation saine. Cette collaboration doit-être Gagnant-Gagnant. Le coaché est expert dans son domaine, il connaît très bien son sport, les difficultés inhérentes, donc le coach est dans une démarche d’écoute.

 

D. Des erreurs à éviter et une posture efficace

  1. Traiter le sportif comme tout le monde. Mettre le joueur sur un piédestal ou de flatter son ego c’est prendre un risque, cela vous empêchera de dire les choses aux coachés lorsque cela ne va pas.
  2. Adopter le rôle de professeur. Cette posture participe à infantiliser le joueur. Une autre erreur est de penser que nous contrôlons le joueur. Ce sentiment est une illusion. Le coach doit apprendre à être détaché des résultats du joueur.
  3. Le coach est là pour répondre à une demande du coaché. Si le coaché n’est pas dans cette démarche de progression, ça ne sert à rien de forcer les choses. L’outil le plus puissant du coach est lui-même : Le coach doit incarner les valeurs qu’ils véhiculent sinon ça ne donne pas de sens à ces propos. Le vécu donne du relief aux mots.

 

Chapitre 5 : Une méthode pas à pas

 

A. La relation entre le coach et le coaché

Le coach est le garant d’une relation saine entre lui et le sujet. L’attitude du coach doit-être bienveillante à l’égard du comportement du coaché. Pour que le message passe avec plus de force,  le coach doit incarner les valeurs qu’ils véhiculent.

Le lien créé se caractérise par deux dimensions :

  • Le contenu
  • La qualité de la relation

 

Quelques outils pour développer une relation saine 

La création d’une relation saine se fait par une par la pratique d’une écoute active. Sans relation le message ne passe pas, d’où l’absolue nécessité de créer un lien.   Les informations nous parviennent selon notre propre filtre, ceci est une source d’erreur, de distorsion.

La deuxième écoute se fait par l’étude du comportement, les micro-expressions, les signaux du corps. De plus, il est important de prendre en compte l’état émotionnel du sujet.

Une écoute de qualité se peaufine tout au long de la vie. Il est nécessaire de ne pas s’arrêter à l’écoute des mots mais à prendre en compte le cadre, le contexte.

 

B. Définition des objectifs

Dans toute démarche de progression la 1ère étape est de définir clairement ses objectifs. C’est le prérequis à tout travail. Il est indispensable d’avoir une feuille de route, un axe de travail pour les jours, semaines et mois à venir.

Appliquer la méthode SMART se caractérise en 5 points :

  1. Spécifique : Il doit être concret, claire, précis. N’hésitez pas à découper votre objectif en sous-objectif.
  2. Mesurable : Vous devez être capable de mesurer votre avancement. Savoir quand votre objectif sera atteint
  3. Accepté ou Attrayant : Votre but doit être séduisant.
  4. Réaliste : L’objectif doit être réaliste en fonction de votre point de départ de votre emploi du temps.
  5. Temporel : Il doit être inscrit dans le temps.

 

 C. Les freins et les obstacles

Définir ses objectifs entraîne des changements et donc des résistances dans l’acquisition du nouveau comportement ou de la manière de penser. Une fois les objectifs définis, il est important d’identifier les obstacles.  En général, le plus gros chantier est la peur du changement et la rupture avec l’ancien modèle de pensée. Une des plus grandes sources d’échec est de croire que l’on ne peut pas changer.

 

D. Le développement du champion

1. S’appuyer sur ses points forts 

Pour exceller dans un domaine, il est important de connaître ses points forts et de les développer en permanence. On pense souvent que pour réussir, il faut être  complet dans l’ensemble des domaines de notre sport dans lequel nous évoluons. Bien entendu, il faut avoir de bonnes bases dans de nombreux aspects du jeu. Un point faible deviendra bon s’il est travaillé alors qu’un point fort deviendra excellent. C’est pour cela reconnaissez et  développez vos points forts.

 

2. Etre concentré  

On nous répète depuis l’enfance qu’il faut être concentré sur ce que l’on fait, faire une chose à la fois….. Qu’est ce que la concentration? Nous a t’on déjà appris à nous concentrer ?  Quels sont les éléments  pouvant nous éloigner de notre concentration ?

L’ennemi de la concentration est la distraction. La distraction est un élément inévitable, elle arrivera tôt ou tard lors de vos séances de travail. La distraction prend sa source lorsque nous  laissons un événement avoir un impact, une prise sur nous.  Toutefois, il est  possible de développer notre concentration. L’auteur, nous invite à nous focaliser sur ce que nous voulons accomplir et comment nous voulons le faire.

Pour mieux comprendre et maitriser les sources de distractions voici les 4 éléments perturbateurs :  

    1. Les éléments extérieurs (smartphone, environnement de travail, collègue, réseaux sociaux, chat etc..)
    2. Les éléments intérieurs (nos pensées, envies, idées)
    3. Etre dans le passé
    4. Etre dans le futur

L’idée est de comprendre l’axe Passé-Présent-Futur. Nous devons être pleinement être dans le présent. Pas d’inquiétude, une concentration parfaite, n’existe pas, tôt ou tard une distraction aura une prise sur vous mais vous aurez les moyens d’y répondre ou non.

« Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent »

 

E. Améliorer son rapport à l’enjeu et gérer la pression 

Qu’est ce que veut dire gérer la pression ? Par rapport à qui, à quoi ?  Les éléments anxiogènes différent selon les individus, bien souvent ils proviennent du regard des autres (des médias, de l’entourage, du staff). On entend dire parfois que sans pression, les grands joueurs ne parviennent pas à jouer dans un état optimal alors comment basculer d’une pression « bloquante » à une pression « décomplexée » ?

 

1. Le classement :

Une des erreurs est d’estimer la valeur d’un joueur à son classement actuel. S’il a un classement inférieur au notre, nous allons le sous-estimer. Ainsi, certaines phrases surgissent dans le discours des joueurs tels que «  Je suis mieux classé donc je n’ai pas le droit de perdre ». Ce type de raisonnement provoque des raccourcis pouvant perturber l’action. Nous risquons d’être moins vigilants, moins concentrés et de débuter le match avec moins de sérieux.  Surestimer votre adversaire, c’est lui prêter des qualités qu’il n’a pas démontrées à l’instant T donc ne croyez rien, soyez juste prêt à donner le meilleur de vous-même.

Le classement ne représente rien d’autre qu’un indicateur ponctuel d’un ensemble de résultats de l’année passé.  Entre temps, de nombreux événements ont pu se passer.

 

2. La peur de perdre ou d’échouer :

Elle se caractérise par une vision noire et décalée d’une éventuelle défaite. La représentation d’une défaite leur paraît insupportable, d’un futur désastreux. Les sportifs dans cet état d’esprit jouent bien plus qu’un match, il joue leur image, leur notoriété, leur vie. Ils ont bien souvent la sensation de porter beaucoup de responsabilités. Cette sensation génère des tensions physiques et atteignent les facultés mentales.  Accepter une défaite, c’est accepter qu’un adversaire soit meilleur que vous aujourd’hui cela ne remet pas en cause votre valeur et qui vous êtes.

 

3. Le regard des autres :

Le regard des autres influence largement notre peur d’échouer ou de gagner. On peut se sentir porter par le public ou au contraire se sentir jugé ou moqué au point de perdre nos moyens. Mais qu’est ce qui différencie un amateur d’un champion ? Dans quel état sont les sportifs de haut niveau pour se transcender devant tant de monde ?  Dans son livre « Rafa », Raphael Nadal écrit, «  Je ne laisse pas le moins du monde interférer dans mes pensées, je construis un mur de protection autour de moi et ma famille en est le ciment ».

 

4. Les croyances négatives qui génèrent du stress : 

Une des erreurs est de penser que seul le résultat compte. Si je perds, je suis mauvais et si je gagne, je suis bon. Et bien ce type de raisonnement génère du stress car cela implique de gagner pour être satisfait. De plus, derrière chaque résultat, il y a un ensemble de comportements, d’actions et ce sont ces comportements qu’il faut juger sans pour autant remettre en cause qui nous sommes.2. Une deuxième erreur est de penser que les sportifs doivent haïr les défaites.  Les champions ont une forte envie de gagner mais ils ont compris que la défaite faite partie du jeu.  Ils sont à l’aise et décomplexés avec l’idée de perdre. Comme dit Nadal « Je ne refuse pas de perdre. Je refuse de renoncer et d’abandonner. Ce qui me rend heureux quand tout se termine est de savoir que j’ai fait tout ce que je pouvais et que si je perds, je perds » C’est souvent dans les défaites que naissent les futures victoires.

 

5. Le body langage et le dialogue interne :

Votre dialogue interne impacte votre comportement. L’auto-coaching, « Je vais réussir », « je suis fort » entraine un comportement adapté et propice au dépassement de soi.  Ayez une vision claire et précise de ce que vous faites, votre corps s’adaptera en fonction.

 

6. La gestion des émotions :

La seule chose que nous pouvons gérer c’est notre état émotionnel.

 

7. Le refus du déni :

Croire que les champions n’ont pas le droit d’avoir peur d’échouer et n’ont pas de point faible. Un athlète dans cet état d’esprit risque de s’enfermer dans le déni et le silence.

 

8. La régulation de l’excès :

L’énervement est-il propice à la performance ? Sommes-nous comme John Mc Enroe ?  Pourquoi certains joueurs dégoupillent à la suite d’un fait de jeu ?  

Les raisons sont multiples, cela peut venir de la peur de perdre, d’être jugé par le public ou est-ce parce qu’il n’accepte pas que l’adversaire puisse bien jouer ?

Le coaching a pour objectif de travailler sur les  croyances limitantes déclenchant cette attitude.  Pour le coach, la première croyance à débloquer est d’enlever de la tête que « nous sommes comme nous sommes, nous ne pouvons pas changer ».

 

Chapitre 6 : Soutenir, recadrer et motiver

 

A. Encourager le travail sur soi en dehors et sur le court :

Le travail sur soi se fait par une remise en question des méthodes dans la sphère professionnelle mais lorsque ce processus est lancé, il n’est pas rare de voir des changements dans la vie personnelle des coachés. Nous devons en tant que coach apporter les outils  pour faciliter cette évolution.

 

B. Restaurer le plaisir au cœur du travail :

On entend souvent qu’il faut travailler dur pour réussir, qu’il faut souffrir pour être performant. Dans ces conditions parler de plaisir dans le travail parait douteux. Comment trouver du plaisir dans un effort physique intense ? Dans le passage d’un examen ?  Le plaisir est essentiel chez ceux qui réussissent. A chacun son plaisir, c’est pour cette raison qu’il faut se poser la question de ce qui nous fait vibrer dans la réalisation de notre activité.

C. Recadrer :

La signification d’un événement dépend du cadre dans lequel nous le percevons. Recadrer consiste à faire passer un message  avec élégance. C’est savoir donner du sens, c’est influencer avec éthique.

 

Chapitre 7 : La zone

 

A. Etre dans la zone, c’est quoi ?

Elle se caractérise par une sensation de pleine possession de ses moyens, un sentiment de maîtrise totale. Pour certains, elle jaillit après un effort intense se caractérisant par une transe légère.

 

B. Entrer dans la zone : comment ?

Pour y parvenir, il faut un ensemble de prérequis : Une confiance en sa condition physique ; une motivation forte ; une connaissance de soi, de ses points forts ; et des croyances aidantes.

Les critères y ACCEDER

  • Adaptation et Acceptation : Etre capable d’accepter les défaites, ses fragilités en vue d’une progression permanente.
  • Confiance : Une confiance en soi forte
  • Concentration : Focaliser sur l’instant présent,
  • Environnement : Savoir tirer profit de son environnement
  • Détermination : Avoir une vision claire et précise de son objectif afin d’avoir un engagement constant.
  • Emotions : Etre capable de gérer ses émotions
  • Ressources : Développer de nouvelles ressources et comportements

Comment y rester et y revenir : Atteindre la zone ou l’état de grâce des sportifs n’est en aucun cas le fruit du hasard. Cet état peut être maitrisé en respectant les critères ci-dessus.

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