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Le pouvoir des habitudes – Livre# 15/25

 

 

 

« Le pouvoir des habitudes : changer un rien pour tout changer » de Charles Duhigg qui est journaliste au NEW YORK TIMES depuis 2006. Dans ce livre, il nous explique comment se créent les habitudes et comment s’en sortir grâce à une méthodologie. L’habitude est le pilote automatique de notre cerveau. Notre vie est faite d’habitudes qui régissent nos conduites à notre insu. Il suffit d’en modifier un élément pour créer un cercle vertueux

The power of habits, Charles Duhigg, 2013


Partie 1 : Nos habitudes personnelles (Le pouvoir des habitudes)

Comment se construisent nos habitudes, la boucle des habitudes

D’après les scientifiques les habitudes ne se créent que parce que le cerveau tente en permanence de s’épargner des efforts. Quand une habitude nait, le cerveau cesse de pleinement participer à la prise de décision. Il cesse de travailler aussi dur, ou bien l’attention se concentre sur d’autres tâches. Ainsi, à moins de combattre délibérément une habitude – à moins de découvrir de nouvelles routines – vos schémas de comportement obéiront à des automatismes.

Les habitudes ne disparaissent jamais réellement. Elles sont encodées dans les structures de notre cerveau, et c’est pour nous un énorme avantage, parce qu’il serait épouvantable d’être obligé de réapprendre à conduire chaque fois que nous rentrons de vacances. Le problème c’est que notre cerveau ne peut pas différencier les bonnes des mauvaises habitudes.

Les habitudes sont puissantes, et en même temps fragiles. Elles peuvent naitre hors de notre conscience ou faire l’objet d’une intention délibérée. Elles surviennent souvent sans notre permission, mais peuvent être remodelées dès que l’on manipule les éléments qui les composent. Elles façonnent nos existences plus que nous ne l’imaginons, elles sont si puissantes.


Se créer de nouvelles habitudes

L’étude de la psychologie humaine a permis de mettre en évidence les 2 règles fondamentales d’une habitude :

  1. Trouver le signal de l’habitude
  2. Identifier clairement la récompense

Les habitudes créent des besoins neurologiques, qui se forment de façon progressive mais nous n’avons pas vraiment conscience de leur existence, ce qui nous rend aveugle à leur influence.

Des chercheurs constatent que des habitudes particulièrement fortes produisent des réactions proches de l’addiction, de sorte que l’envie évolue en besoin obsessionnel, ce qui peut forcer notre cerveau à se mettre en pilotage automatique, même s’il est confronté à des éléments dissuasifs, y compris (la perte d’une réputation, d’un emploi, d’une maison ou d’une famille).

Ce sont les envies qui engendrent les habitudes. Et le fait de comprendre comment on déclenche une envie facilite la création d’une nouvelle habitude.


Changer d’habitudes : La règle d’or

 

le pouvoir des habitudesNous avons vu qu’une habitude se décompose en 3 étapes :

  1. Signal
  2. routine (comportement)
  3. récompense.

Ce que nous dit l’auteur, c’est que n’importe quel comportement peut être transformé, si le signal et la récompense demeurent inchangés. Lorsque vous réalisez le comportement demandez-vous : Qu’est ce que je ressens juste d’accomplir tel ou tel comportement ?

Et faites le à chaque fois que vous vivez le comportement habituel que vous avez décidé de changer. Cet exercice est un entrainement à la prise de conscience, c’est la première étape à l’inversion des habitudes.

Nos habitudes sont ancrées depuis si longtemps que nous ne faisons plus attention à ce qui en est la cause. Identifier le signal et la récompense c’est 50 % du chemin parcouru dans la modification de l’habitude. Ce qui distingue les personnes dans le succès du changement de leurs habitudes, c’est leur capacité à croire en leur aptitude au changement.

L’ingrédient qui transforme une boucle de l’habitude modifiée en comportement permanent, c’est la FOI.

De plus, nous savons que nous ne pouvons pas éradiquer une habitude mais nous devons chercher plutôt à la remplacer par une autre. En clair, si vous voulez changer d’habitude vous devez trouver une routine de remplacement.


Partie 2 : Les habitudes qui ont fait le succès des entreprises

Les habitudes clefs

Certaines habitudes dites « habitudes clefs » sont capables d’influencer la manière dont les gens travaillent, mangent, jouent, vivent, dépensent et communiquent. Ces habitudes déclenchent un processus qui, avec le temps finit par tout transformer. En vous attachant à changer ou cultiver des habitudes clefs, vous favoriserez d’autres mutations. Toutefois, identifier ses habitudes clefs se révèle difficile. Ces habitudes clefs vous apportent ce que la littérature universitaire appelle de « petites victoires ». Et, à leur tour, elles vont permettre à d’autres habitudes de s’épanouir en créant de nouvelles structures, et ainsi instaurer une culture ou le changement devient contagieux.

L’exercice physique notamment est une habitude clef susceptible d’introduire de vastes changements. En général, les personnes qui font de l’exercice se nourrissent mieux, sont plus productives au travail, elles fument moins et se montrent plus patientes avec leurs collègues, leur famille, dans la vie en général. En somme, ces changements initiaux déclenchent une réaction en chaine qui contribue à l’enracinement d’autres bonnes habitudes. En vous attachant à changer ou à cultiver des habitudes clefs, vous favoriserez d’autres mutations. Avant d’identifier les bonnes habitudes, il faut savoir où les rechercher.


Le succès de Starbucks – Quand la qualité du service devient automatique

Des dizaines d’études en matière de réussite personnelle, ont démontré que la volonté était l’une des clefs les plus importantes. Ainsi, l’autodiscipline serait un indicateur plus fiable que le QI pour prédire des performances élevées.

En 1960, des scientifiques de l’université de Stanford ont mené une enquête auprès de jeunes enfants. Ils ont emmené des enfants de 4 ans, dans une chambre et leur ont montré un assortiment de friandises, parmi lesquelles des marshmallows. Ils leur ont proposé un marché : ils avaient le droit de manger un marshmallow tout de suite ou alors ils attendaient quelques minutes et ils pourraient en avoir deux. Ensuite, le chercheur sortait de la pièce. Certains enfants cédaient à la tentation dès que ce chercheur était sorti ils mangeaient les marshmallows. Le tiers d’entre eux, à peu près, réussissait à surmonter leur envie et au retour du chercheur dans la pièce un quart d’heure plus tard, ils avaient droit à une double récompense comme promis.

Les chercheurs ont gardé contact et ont réinterrogé ces enfants des années plus tard. Ils ont découvert que les enfants qui avaient su retarder le moment de gratification le plus longtemps avaient obtenu les meilleures notes à leurs examens d’entrée à l’université. Ils arrivaient moins souvent en retard, consommaient moins de drogue, étaient plus appréciés. C’était comme si les enfants capables de résister à la tentation possédaient des capacités autorégulatrices qui leur procuraient un avantage tout au long de leur existence.

La volonté est-elle une capacité ? Comment se fait-il que certains jours nous soYONS incapables d’aller faire un jogging ? comme si notre cerveau ne savait pas susciter cet entrain. Afin de déterminer si la volonté est une capacité ou non. Muraven mit en place une expérience permettant de tester en condition réelle sa supposition.

http://www.lepoint.fr/art-de-vivre/cookies-ou-radis-comment-muscler-sa-volonte-29-02-2016-2021765_4.php

 A l’issue de l’expérience Mark Muraven aboutira à la conclusion suivante : la volonté n’est pas une ressource infinie ! La volonté est un muscle, comme ceux des bras ou des jambes, et plus il travaille, plus il se fatigue, de sorte qu’il lui reste moins de force pour d’autres choses.

Comment prouver que la volonté s’exerce tout comme les biceps ? Dans le cadre de cette démarche deux chercheurs Australiens Oaten et Cheng ont démontré que lorsque l’on s’exerçait à développer sa volonté, les muscles de celle-ci se développaient dans d’autres domaines de la vie


Partie 3 – Les habitudes qui bouleversent le monde !

Sommes-nous responsables de nos habitudes ?

L’auteur prend le cas d’Angie Bachmann, une mère au foyer qui s’est retrouvée un peu perdue lorsque ses enfants ont commencé à prendre leur indépendance. Petit à petit elle s’était mise à fréquenter de plus en plus régulièrement les casinos du coin notamment les tables de Black Jack. Joueuse sérieuse et pragmatique à ses débuts, elle savait s’arrêter lorsqu’elle voyait la chance lui échapper. Au fur et à mesure les mises à chaque levée et les swings se faisaient de plus en plus grands. En 2001, elle allait tous les jours au casino ou dés qu’elle se disputait avec son conjoint.

 

le pouvoir des habitudes

 

  1. Signal – Dispute
  2. Routine – Casino (s’asseoir et joueur au Black Jack)
  3. Récompense – Argent (adrénaline du jeu)

En 2001, ses dettes s’élevés à 20 000 $. Elle plaida devant la plus haute juridiction de l’Etat qu’elle ne jouait pas par choix, mais par habitude, et qu’elle ne pouvait endosser la culpabilité de ses pertes. Quelle était sa part de responsabilité ? Elle se mit en faillite personnelle puis 3 ans plus tard ses parents décédaient. Avec l’argent de ses parents elle s’installa dans le Tennesse là où le jeu dans les casinos était illégal. Sur un coup de tête, elle et son mari décident de se rendre à nouveau au casino juste pour se vider la tête. Un ancien directeur la reconnut et reprit contact avec elle. A partir de ce jour, des dizaines de publicité, des vols gratuits pour se rendre aux différents casinos lui sont offerts. La machine était relancée, au total elle avait perdu au cours de son existence plus de 1 150 000$. Son affaire est remontée jusqu’à la cour Suprême de l’Etat, l’avocat de Angie a mis en avant devant les jurés que ses habitudes prenaient le dessus et qu’il lui était impossible de conserver la maitrise de son comportement. Malgré cela, les juges décidèrent qu’Angie Bachmann était en tort.


Conclusion

Nous pouvons choisir nos habitudes, dès lors que nous savons nous y prendre. Certaines sont simples, d’autres sont plus complexes, elles puisent dans des déclics émotionnels et apportent de subtiles récompenses neurochimiques. Mais chaque habitude, quelle que soit sa complexité est malléable. Toutefois pour modifier une habitude, il faut décider d’en changer. Vous devez consciemment accepter le travail d’identification des signaux et des récompenses qui alimentent les routines de l’habitude, et trouver des solutions de rechange. Il apparaît approprié que Angie Bachmann soit jugée coupable car elle avait conscience de ses habitudes et une fois que vous avez conscience de vos habitudes vous avez la responsabilité d’en changer ou non. Pour Aristote : les habitudes règnent en maitre. Les comportements qui surviennent inconsciemment sont des signes manifestes de notre moi le plus véritable. Toutefois quelque soit leur complexité toutes les habitudes sont malléables.

« Toute notre vie n’est qu’une accumulation d’habitudes – pratiques émotionnelles et intellectuelles systématiquement organisées pour notre bonheur ou notre malheur et qui nous poussent irrémissiblement vers notre destinée » – William James

Points forts du livre :

  • Décortique le processus de création d’une habitude
  • L’auteur nous offre une méthode pour sortir de nos habitudes

Point faibles du livre :

  • Beaucoup trop d’anecdotes à mon gout, l’auteur aurait pu faire plus court
  • Certaines anecdotes ne me paraissent pas très pertinentes 

 

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2 thoughts on “Le pouvoir des habitudes – Livre# 15/25

  1. Les habitudes, une notion très importante pour le bon développement de chacun. La société nous montre chaque jour les histoires de X et Y, c’est beau, certes mais nous avons tendance à oublier tout le travail derrière. Que ce résultat prennent la forme d’une performance sportive, d’un business qui marche, d’un succès social…

    Merci pour le partage de cet ouvrage. Je suis d’accord avec toi sur la conclusion qui insiste sur le fait que tout se base sur un travail de perception et de volonté. Le changement vient de nous même, toujours.

    Pour ce qui est du muscle de la volonté, plus nous répétons une action et moins difficile devient cette dernière, c’est le cas par exemple de se brosser les dents le matin, de boire un verre d’eau, d’aller faire du sport pour certain, d’allumer l’ordinateur pour d’autres etc.

    Tout passe avant tout par une analyse de notre situation et de savoir ou l’on veut aller et du pourquoi telle ou telle action nous rapprochera de nos objectifs.

    Toi, c’est quoi les habitudes que tu as implémenté dernièrement ? 🙂

    Au plaisir,
    Kévin 🙂

    1. Tout à fait définir ses objectifs est la premiere étape afin de les faire coordonner avec les nouvelles habitudes à intégrer. Ces petites actions que nous effectuons quotidiennement sans nous rendre compte nous mène progressivement vers notre destinée y être vigilant est important. 😉

      En ce moment, je réimplémente l’écriture libre et plus précisément “les pages du matin “qu’évoque Julia Cameron dans son livre “Libérez votre créativité”. Je ferai sous peu un résumé de ce livre.

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