Mon Défi - Lire 25 livres sur le mental

Libérez votre cerveau – Livre #6/25

Libérez votre cerveau

Libérez vore cerveau

Résumé du livre Libérez votre cerveau :  traité de neurosagesse pour changer l’école et la sociétéL’auteur nous donne les clés pour mieux apprehender les leviers de notre vie mentale tout en remettant en cause le fonctionnement de nos institutions en passant de l’école au journalisme, à la politique. Idriss Aberkane lève le voile sur les enjeux des prochaines décennies.

Par Idriss Aberkane, 2016, p 278.


Partie I : Libérez votre cerveau

Chapitre 1 : Entrer dans la neuroergonomie

L’auteur part du constat que nous n’utilisons pas de façon optimale notre cerveau et que ceci conduit au mal-être et à l’inefficacité. L’objectif ici est de nous dévoiler les clés nous permettant de mieux appréhender les leviers de notre vie mentale. Lorsque nous donnons un levier au monde physique comme la roue, l’écriture nous changeons le monde mais lorsque nous changeons les leviers de notre vie mentale nous transformons encore plus nos perspectives et représentations du monde.

Le concept de l’empan, un concept essentiel. L’empan représente la distance entre le pouce et le petit doigt de notre main. Cet empan régit notre monde physique, tout ce qui a été conçu dans le monde physique correspond à cette distance nous permettant de saisir une poignée de porte, une bouteille d’eau. L’enjeu est de donner à la vie mentale un empan permettant à chacun de saisir les idées, les concepts afin de mieux de les assimiler ceci est l’enjeu des prochaines décennies.

Lorsque les culturistes s’entraînent leurs muscles grossissent mais lorsque nous entraînons notre cerveau, il ne grossit pas car il est enfermé dans un espace clos, son volume est fixe mais nous pouvons développer nos connexions. Les génies n’ont pas plus de neurones que vous et moi mais ils utilisent leur cerveau différemment.

Lorsqu’on nous dit que nous n’utilisons que 10% de notre cerveau, c’est totalement faux mais ça a le mérite de faire réfléchir sur l’étendue de nos possibilités. Nous appartenons au monde des quantités, nous réagissons aux notes car nous sommes incapables d’évaluer réellement la quantité des choses.

Ce chapitre nous présente quelques génies, notamment Rüdiger Gamm capable de diviser des nombres premiers de tête jusqu’à la soixantième décimale ou encore Alberto Coto qui est capable d’additionner des termes à 100 chiffres en 17 secondes.

Tous prodiges

Libérez votre cerveau

L’auteur nous dit ici que nous sommes tous des prodiges en gestation mais le problème vient de la définition que nous donnons au terme prodige.  Nous l’avons associé à tort au Qi. Or, nous pouvons être prodiges sans avoir un QI au dessus de la moyenne. Il n’y aucune corrélation, la seule corrélation c’est que les épreuves scolaires suscitent un type d’intelligence. La mesure du QI est unidimensionnelle alors que l’intelligence humaine est diversifiée.

Pour donner un peu de relief, le Qi est ce que l’ombre est à la tête de l’homme.

Dans notre société, nous avons créé une grande diversité de boites dans lesquelles nous sommes rangés. Ces boites sont physiques, mentales et  culturelles nous avons l’habitude de nous y enfermer. .

L’auteur nous apprend deux choses de l’étude des prodiges, c’est qu’ils combinent une pratique passionnée et une forte tendance à ne pas rester à leur place. Contrairement à l’élève lambda, le prodige pratique non parce qu’on lui a demandé mais parce qu’il adore ça, par amour, par désir inconditionnel.

 

Chapitre 2  : Oui, il faut tout changer dans notre école

L’école nous confronte à la vie notée pour autant la vraie vie ne fonctionne absolument par de la même manière. Dans la vraie vie, les règles du jeu sont différentes. Pour exemple dans la vie notée on ne choisit pas ces cours, ils sont imposés, l’autonomie est fortement déconseillée. Dans la vie réelle au contraire l’autonomie est la voie de la liberté, il faut penser par soi-même et dénoncer les absurdités quelle que soit l’autorité qui la clame. 

Pour reprendre le discours de Steve Jobs : “Quand vous grandissez, vous avez tendance à prendre le monde comme il est, et à vous dire que votre vie est comme, dans le monde. il ne faut pas trop se cogner contre les murs, avoir une famille sympa, épargner un peu d’argent.. ça, c’est une vie très limitée. La vie peut-être bien plus vaste une fois que vous découvrez une chose très simple : Tout ce qui vous entoure et que vous appelez la vie a été fabriqué par des gens qui ne sont pas plus intelligents que vous et vous pouvez le changer, vous pouvez l’influencer, vous pouvez construire vos propres objets, que d’autres personnes utiliseront. Une fois que vous apprenez ça, votre vie ne sera plus jamais la même.

L’école nous apprend à rester à sa place, à ne pas sortir du moule. Pour reprendre une citation populaire “vouloir se conformer au moule, c’est ressembler à une tarte”. Réussir sa vie, c’est en prendre le contrôle, assumer son identité, mette en valeur sa spécificité plutôt que de la brider.

Lors de son discours à Stanford en 2006, Steve Jobs dira “Votre temps est limité alors ne le gâchez pas”. Selon Steve Jobs, une vie avant la mort n’allait plus de soi dans notre société.

Ne laissez personne d’autre que vous-même définir qui vous êtes. Vous connaître vous-même est votre devoir le plus absolu dans la vie. Tant que vous le négligez vous n’êtes pas libre”

SI vous voulez changer le monde, changez l’éducation” – Nelson mandela

 

Hackshooling :  la nouvelle école buissonnière ?

Dans la grande majorité des écoles, nous faisons un mauvais échange. Nous troquons notre émerveillement contre un savoir ça se traduit par obtenir une carrosserie en échange du moteur.

Lorsqu’un enfant n’est pas conforme à l’école nous jugeons qu’il a un problème. Nous le soignons à coup de ritaline pour doper son attention afin qu’il rentre dans le moule. Nous inversons le problème, ce sont aux institutions de se conformer à l’homme non l’inverse.

L’école doit remettre au coeur de son programme amour et enthousiasme, il n’y a pas d’excellence sans cela.

Le Homeschooling serait un endroit où les notes n’existeraient pas et où l’on pourrait explorer ses désirs selon ses aspirations.L’enfant n’est pas un vase qu’on remplit mais un feu qu’on allume. Il faut s’intéresser non pas au stockage du savoir mais à la dynamique d’apprentissage. il faut rendre nos enfants gourmands de savoir. Aberkane remet en cause le système éducatif, selon lui il faudrait laisser plus de liberté aux professeurs afin qu’ils testent par méthode “essai-erreur”, les méthodes d’apprentissage qui fonctionnent. Il aimerait voir apparaître des fabs schools où l’on expérimenterait de nouvelles pratiques éducatives.

En 2014, Idriss Aberkane a participé à l’émission “ Les extraordinaires”. Il s’agissait de personnes capables de réaliser des prouesses mentales. Pour atteindre leur niveau d’expertise, l’auteur nous donne une grille d’évaluation nous permettant d’appréhender le niveau de difficulté.

Voici la classification de leur expertise en fonction du nombre d’heures de pratique :

  • 5 h de pratique pour atteindre leur niveau représente 5 fois 10°,
  • 50 h = 101
  • 500 h = 102
  • 5 000 h = 103
  • 50 000 h = 104

Ces athlètes capables de prouesses mentales sont des travailleurs acharnés dotés d’un désir de les développer. Travailler leurs compétences mentales est pour eux quelque chose d’amusant et de gratifiant. Globalement, l’expertise de ces athlètes était accessible au bout de 50 heures de travail.  Ce qui distingue une personne ordinaire d’une personne extraordinaire c’est la pratique délibérée dont le moteur est l’amour.

 

 

Chapitre 3 : Comment Payer quelqu’un avec du papier blanc

Derren Brown est un expert dans le domaine du mentalisme. Le mentalisme repose sur les degrés de liberté, sur les points aveugles, et sur les biais de notre cerveau. Pour nous le faire comprendre, il utilisait une technique consistant à payer les commerçants avec du papier blanc sans qu’ils s’en rendent compte.

La technique de Brown consiste à saturer l’espace de travail global de notre conscience en demandant au sujet de réaliser une tâche spatiale très gourmande en capacité de conscience. Ceci permet de forcer le cerveau à réaliser d’autres tâches sans esprit critique, machinalement. L’encombrement de notre main est visible mais pas celui de notre esprit. Notre cerveau n’est pas conscient de son fonctionnement.

Notre cerveau est saturable

Aussi prodigieux soit-il notre cerveau à des angles morts. Il est  basé sur saturabilité. La tâche que nous réalisons bloque l’accès à d’autres informations. L’accès à la conscience est un espace limité qui a besoin de concentration pour réaliser la tâche en cours.

Notre vie mentale n’est pas naturellement consciente, elle est majoritairement inconsciente car la conscience est coûteuse en énergie pour le fonctionnement cérébral. La majorité de nos actions, décisions sont faites de façon inconsciente et automatique, et dépense ainsi un minimum d’activité neuronale. Tous les gestes et mouvements cérébraux que nous pourrions réaliser ne sont rien par rapport à nos capacités. C’est dans ce sens, que nous n’utilisons que 10% de notre cerveau.

 “L’oeil ne voit que ce que l’esprit est préparé à comprendre” – Henri Bergson

 

Partie II Connaitre votre cerveau

Chapitre 1 : Qui est votre cerveau

1- L’impératif de survie

Même si nous adorons nous enfermer dans nos propres créations, il est ridicule de penser que nos nerfs sont moins performants que les calculs arithmétiques d’un ordinateur.  Un message témoigne que notre système sensoriel présente plusieurs régimes de fonctionnement portés sur le même système de codage : La voie de la douleur et la même que celle du plaisir, tout dépend de la pression exercée.

2 – Cognitive Miser

Notre cerveau peut soulever des concepts encombrants à condition qu’ils soient présentés ergonomiquement. L’art de donner des “poignées” aux concepts complexes est une discipline méprisée alors que pourtant cela pourrait révolutionner l’enseignement.

Lorsque notre vie mentale saisit un objet comme le mot  “Rome”. Il est impossible de prendre tout “Rome”, avec toute son histoire, toutes ses rues, personnes alors nous nous faisons une représentation subjective, superficielle. Selon S. Fiske et S.Taylor notre cerveau est un miséreux cognitif. Le cerveau humain cherche à faire le moindre effort, moins d’opération mentale. Entre vérité et facilité, il aura tendance bien trop souvent à choisir la facilité.

3 – Notre cerveau est conçu pour l’action

 

Chapitre 2 : La neuroergonomie pour l’économie de la connaissance

Qu’est ce que la neuroergonomie ? C’est l’art de tirer de meilleures performances du cerveau.Il y a un grande différence entre l’information et le savoir, l’information est ponctuelle, le savoir est reproductible. Nous devons absolument développer les autoroutes de la connaissance. C’est dire développer les canaux d’acquisition de la connaissance pour mieux les transférer.

Serge Soudoplatoff a énoncé cette phrase en 1984,Quand on partage un bien matériel, on le divise mais quand on partage un bien immatériel on le multiplie”. Elle donnera naissance à la loi de soudoplatoff  qui setraduit par un principe de non rivalité des biens immatériels résumant l’économie de la connaissance.

Voici les 3 règles de la loi de Soudoplatoff :

  • Les échanges de savoir sont à somme positive
  • Les échanges de savoir prennent du temps
  • Deux savoirs ensemble créent un troisième savoir

Dans cette économie, tout le monde naît avec du pouvoir d’achat contrairement au système actuel. D’un point de vue économique l’équation peut ressembler à cela :

Qi(k) a At + Syn(k,t)

Le pouvoir d’achat ce n’est pas uniquement le temps mais l’At soit le temps multiplié par l’attention. Passer du temps à travailler sans attention ne permet pas un apprentissage optimal. Tout le monde est égal en terme de pouvoir d’achat que ce soit le Somalien ou jeune enfant issu des pays industrialisés. Syn(k,t) correspond à la synergie entre les connaissances entrantes avec les connaissances initiales de l’individu.

L’économie de la connaissance maximise le pouvoir d’achat des amoureux car lorsque nous sommes amoureux nous donnons naturellement du temps et de l’attention à une personne. Pour reprendre la phrase de l’auteur “Cette économie est une économie du plaisir et de l’amour, il n’y a pas d’excellence sans amour”.

Aucun problème technique scientifique ne résiste à la concentration des At (Attention x temps) humains. Une des erreurs est de confier la résolution de ces problèmes à une caste. L’émerveillement est un moteur précieux dans l’économie de la connaissance, une des clés est d’encourager l’émerveillement comme le font les états-unis à cet effet la France est en retard puisque beaucoup des pairs considèrent la vulgarisation comme non scientifique.

 

Chapitre 3 : Dans l’éducation

 

Vers une gastronomie des savoirs

Imaginez-vous dans un hôtel de luxe devant vous un buffet à volonté. Quelle bonheur, on pourrait appeler cela le “Paradis”. Maintenant imaginez que le maître d’hôtel surgisse en hurlant “ tu dois absolument tout manger ! Chaque assiette que tu laisseras sera portée sur l’addition. Le paradis se transforme en enfer.

Cet enfer nous l’avons tous connu, il s’agit de l’école et pas seulement une journée mais une dizaine d’années pour la majorité d’entre nous. Notre éducation est centrée sur la conformité avant toute chose. L’école que nous souhaitons est celle de l’épanouissement, alors que actuellement l’école priorise l’utilité économique avant tout chose. Si vous n’êtes pas en adéquation avec le système c’est vous le coupable, pas lui !  Quelle Absurdité… L’homme a créé des systèmes pour le servir, ils finissent par l’asservir.

Qu’obtenons-nous à gaver physiquement des oies ? Du foies gras. Alors qu’espérons-nous obtenir en gavant des élèves ? Du cerveau gras, rien de plus.

Mettre le plaisir au coeur de l’école 

Pour Jane McGonigal, le jeu est un excellent moyen d’enseignement, jouer est la meilleur façon d’apprendre. Les mammifères apprennent en jouant, c’est une question de vie. Notre cerveau n’apprend pas dans la douleur ce débat est clos scientifiquement. Pourquoi le jeu permet-il d’apprendre plus facilement ? car il encourage une pratique prolongée et assidue. 


Libérez votre cerveau

Dans l’école actuelle, les professeurs souffrent autant que les élèves. Pour l’auteur la relation entre l’élève et le professeur est un “grand tango de la souffrance” :

  • “Côté prof : Je me fais chier à donner ce cours, tu vas te faire chier à l’apprendre, tout va bien.
  • Côté élève : Je me fais chier à venir, tu vas te faire chier à me donner cours, tout va bien.”

Pour un apprentissage de qualité, il met en évidence, “la règle des trois tiers” qui consiste à passer ⅓ de votre temps à vous éveiller, ⅓ de votre temps à enseigner et ⅓ de votre temps avec quelqu’un qui peut vous enseigner.

Quelques expériences de psychologie scolaire

  • L’impuissance apprisePlus nous faisons l’expérience d’une situation incontrôlable plus nous aurons tendance à croire que nous ne pouvons la contrôler dans une situation future si elle nous semble comparable. Idries Shah a traduit se mécanisme par cette phrase pertinente : “Vous avez peur de demain ? Pourtant, hier est encore plus dangereux.” Notre cerveau fait peser nos échecs passés sur nos tentatives futures ce qui est encore plus dangereux. Il ne faut jamais briser l’élan cognitif d’un élève mais le cultiver.
  • Effet pygmalion : C’est un effet bien connu quand le professeur attend qu’un élève soit bon, l’élève devient bon quand il attend le contraire, il devient mauvais. Une des régles de Maria Montessori est de s’abstenir de penser du mal de l’un de ces élèves. 

 

Chapitre 4 : Jouer, travailler, vivre

Le sens du travail

Nos sociétés se considèrent comme modernes pour autant, il reste des endroits insalubres où le sens manque cruellement. Beaucoup de personnes ne savent pas pourquoi elles travaillent. Ces espaces sont des lieux qui nuisent gravement à notre santé mentale. Nos sociétés dites modernes privilégient l’utilité économique à l’épanouissement sous prétexte de productivité, ces lieux sont favorables à la dépression. 

Quelques expériences sur l’humain en entreprise et en société :

  • Expérience de Solomon Asch(1951) : Celle-ci démontre que l’humain préfère la conformité à la vérité
  • Expérience de Milgram (1961) : Ce qui ressort de cette expérience c’est que l’humain se conforme à l’autorité.
  • Expérience de la prison de stanford (1971) : L’expérience avait pour objectif de savoir si les abus commis par les gardiens de prison étaient causés par l’environnement où causés par leurs traits de caractère. L’expérience de Zimbardo a démontré que les prisons sont des usines à cruauté. 

Jouer

Tous les animaux en passant de la pieuvre à la pie apprennent en jouant car l’apprentissage vient d’une pratique délibérée et durable. Les jeux vidéo ont tout compris pour capturer l’attention des joueurs c’est pourquoi il faut s’en inspirer dans notre système éducatif. Ici l’auteur, nous livre 5 points pour que vos enfants profitent des jeux vidéo :

  • Conseil n°1 : Impliquez vous dans le choix des jeux vidéo de vos enfants, d’une façon constructive. Discutez avez vos enfants de leur choix.
  • Conseil n°2 : Jouer avec vos enfants. Jouez avec eux sur les dernières minutes de la partie pour les aider à décrocher.
  • Conseil n°3 : Faites les devenir non pas des consommateurs mais des vidéoludiques comme il existe des critiques littéraires.
  • Conseil n°4 : Instaurer des crédits de jeux vidéo. Par exemple 3 heures de travail équivalent à 1 heure de temps consacré aux jeux vidéo.
  • Conseil n°5 : Diversifiez le régime alimentaire en jeux vidéo. Le cerveau souffre d’une stimulation unique

 

Chapitre 5 : Marketing, politique et journalisme

Le marketing peut nous apprendre beaucoup de chose sur le fonctionnement de notre cerveau. Le but du marketing est de vendre, seules les techniques qui fonctionnent sont reproduites et renforcées. Un consommateur consomme un produit pour son utilité et son aura. L’idée que l’homme est un agent maximisateur est fausse, c’est à dire qu’il prend ses décisions d’achat et de vente de façon mécanique.  

De plus, le marketing se base sur la frustration et l’auteur met en avant les dangers de ce fonctionnement car selon lui la frustration est un excellent moyen de recruter la violence.

Le marketing utilise deux outils pour influencer les ventes se basant sur le sexe et la peur. Pour vendre une bonne guerre faites peur au gens,  vous voulez susciter l’acte d’achat et le désir utiliser le sexe.

De la politique et du journalisme

Notre conscience de travail a des limites, des points aveugles et notre perception de l’information et de son jugement est biaisée au moins 4 fois. Voici les 4 biais contre lesquels, il faut prendre garde.

Biais n°1 : Les faits font appel à nos souvenirs. Nous nous souvenons plus facilement de ce qui renforce nos croyances.

Biais n°2 : Nos souvenirs sont partiaux et peu fiables.

Biais n°3 : Les informations qui proviennent à notre cerveau ont déjà été sélectionnées partialement et partiellement par les médias.

Biais n°4 : Une mauvaise nouvelle est plus marquante qu’une bonne nouvelle.

Nos argumentaires sont basés sur un sol instable. Nous devons apprendre à maîtriser les techniques de construction fiable.

 

 

Partie 3 : Quelle Neurosagesse ?

Isaac Asimov rappelle que les civilisations qui produisent beaucoup de connaissance et peu de sagesse sont menacées  d’autodestruction. Plusieurs analystes ont observé que les peuples ne mourraient pas d’assassinat mais par suicide. L’auteur ici s’interroge sur la notion de pourquoi ? Dans quel but amassons-nous autant de connaissance ?

La neurosagesse

La connaissance double tous les 7 ans. Nous découvrons de nouvelles connaissances de façon exponentielle mais nous la livrons de manière linéaire. Nous avons un problème puisque la connaissance augmente mais bien plus que ce qu’un individu peut assimiler.

Nous avons deux solutions :

  • Apprendre en groupe, développer l’expertise collective
  • Apprendre de façon ergonomique

Créer de la connaissance sans sagesse est ruine de l’âme. Nous devons créer du sens à ce que nous découvrons. Un adage populaire dit  “ Le savant sait résoudre des problèmes que le sage n’aurait jamais eus”.

 

Le Neuromimétisme & Neuronaissance

Le biomimétisme est une tendance qui est en train d’inspirer tout le XXI siècle. Ce mouvement n’a qu’un seul message à faire passer, la nature est une bibliothèque, lisez la au lieu de la brûler. L’homme n’a jamais été capable de créer une cellule. En brûlant la nature, il brûle ce qu’il ne comprend pas, ainsi on marche sur notre futur.

Ici l’auteur s’étonne que nous  portions aussi peu d’intérêt au bien-être de nos nerfs car ils sont sacrés. C’est l’idée que ce qui est bon pour nos nerfs et bon pour nous. Nous devons faire attention à ce que nous mettons dans notre tête. De plus ce n’est pas à l’homme de se soumettre à ses créations. L’homme est plus grand que ses créations. Notre cerveau est adapté à la nature mais il ne l’est pas à l’école, aux usines, aux villes, aux supermarchés.

Nous devons constamment nous poser un certains nombre de questions : Quelle est la limite de ma cognition ? Pourquoi ne suis-je pas capable de tel mouvement ? sont-ils inaccessibles à mon esprit ? L’étude des formes de l’esprit, de son anatomie est décisive dans l’étude de la neuronaissance.

Si vous ne connaissez pas le fonctionnement de vos neurones d’autres le connaitront pour vous.

 

Sept exercices de gymnastique de l’esprit

1 – Pratiquez la subjectivité limpide : Notre vie mentale est faite d’impureté qui abîme  notre psyché comme de la sueur, de la crasse salissent notre corps. Se doucher paraît aller de soi alors pourquoi ne pas pratiquer une douche mentale ? Prenez conscience  de vos frustrations, rancoeurs, schémas et automatismes qui vous animent.

2 –  Sachez désinstaller une application : Dans l’adolescence nous téléchargeons des applications, des habitudes, des croyances issues de notre éducation, enfance.  Si vous pratiquez la subjectivité limpide vous pouvez retrouvez ces logiciels malveillants et les désinstaller.

3 – Passez de l’impuissance apprise à la puissance apprise : Vous êtes beaucoup plus puissant que votre éducation vous le fait croire.

4 – Soyez un néophile délibéré : L’unique moyen de briser l”impuissance apprise c’est de pratiquer ce que vous faites avec amour, enthousiasme, passion.

5 – Pratiquez l’Exploration : Tout comme vos muscles, étirer votre vie mentale. Plus vous partez à l’exploration, plus votre vie mentale sera souple, adaptable et donc capable de forme et de postures variées.

6 – Pratiquez la méthode des lieux : Cette méthode consiste à bâtir un plan spatial dans lequel vous allez insérer les connaissances que vous voulez apprendre par des moyens mémotechniques. Pour en savoir plus sur cette méthode, je vous invite à suivre ce lien : https://desdefisquinousfontgrandir.com/memoire-infaillible/7 – Ignorez vos pairs : Tant que vous penserez en fonction des autres vous ne saurez pas libre.

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