Défi#3 : Obtenir 900 au TOEIC

[DEFI#3] MON AVENTURE A STRATHMORE

MON AVENTURE A STRATHMORE

STRATHMORE

Il est grand temps de faire un petit point sur les derniers jours passés en Australie depuis les choses ont bien changé. Nous nous étions quittés à quelques encablures de Cairns, il y a bientôt deux mois.

Après une dizaine de Jours à Cairns où j’ai passé mon temps a écumé les différentes plages ainsi que les quelques bars qui jalonnent cette petite ville et fait des balades en forêt, bien que moins chère que Sydney, les frais quotidiens sont toujours présents. Chaque jour qui passe déleste mon compte en banque d’une centaine de dollars. Il est grand temps de trouver un emploi. Dans un premier temps, je décide de viser les bateaux de croisière qui mènent les touristes à la Grande Barrière de Corail et aux îles voisines. Tant qu’à faire si je peux m’amuser et améliorer mon anglais mais ces quelques tentatives ne mèneront nulle part. Le manque de temps et la pression financière se faisant sentir j’élargis progressivement mes zones de recherches pour finalement obtenir une proposition dans une ferme de vaches à 7 h en bus de Cairns en plein milieu du Queensland. Je décide de prendre une journée afin de réfléchir à cette option pas forcément emballé à l’idée de me retrouver en plein milieu du Queensland dans une ferme de vaches. Par ailleurs, l’agence qui m’a proposé ce job est à la recherche d’une deuxième personne, j’en profite pour en parler à Emil, un danois de 25 ans avec qui je me suis lié d’amitié. Ultra motivé par cette opportunité, il me motive et nous voilà le lendemain le 10 août 2018 au petit matin en direction de Strathmore.

Après 7 heures de bus, nous voilà devant l’entrée de la ferme. Une personne nous attend pour nous emmener au camp principal.

Ce n’est qu’une heure plus tard que nous poserons définitivement nos valises. Durant cette heure de route, on s’aperçoit de l’étendue de la ferme. On en profite pour demander au fermier combien de vaches il possède ici ? On apprendra que c’est l’une des plus grosse ferme du Queensland avec plus de 65 000 vaches. Le camp de Strathmore est divisé en deux. Avec une partie réservée aux managers de la ferme appelée « TOP CAMP» et l’autre partie attribuée aux salariés lambda appelée « BOTTOM CAMP ». Il me semble qu’il faut 5 heures en voiture pour faire le tour de la ferme.

 

 

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Petit aperçu des chambres individuelles à Strathmore

Dans cette ferme, il y a plusieurs camps sur toute la propriété afin d’être plus proche du bétail lorsque celui-ci se déplace et que l’on doit rester plusieurs jours au même endroit. On check le réseau wifi …. nada. Ok ! Vodafone, Telstra, aucun opérateur ne fonctionne ici. Normal, nous sommes au milieu de nulle part. Pour se connecter au WIFI de la ferme on nous autorise à deux heures par jour et c’est un quasi miracle si tu parviens à envoyer une photo à tes proches.

On s’installe dans nos chambres individuelles après avoir chassé les quelques Geckos (petit lézard) et toutes les araignées, on peut enfin s’installer tranquillement. J’apprendrai quelques jours plus tard, que l’ancien locataire avait mis exprès un Gecko afin de se débarrasser des araignées. Arf, je ne suis plus à l’abri de quelques araignées entre mes draps. La prochaine fois que je trouve un Gecko, il ira dans la chambre.

 

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Voilà à quoi ressemble un Gecko

Une journée classique à Strathmore ça commence à 6h30 heure une personne nous amène jusqu’au TOP CAMP afin de recevoir les directives de la journée provenant du BOSS.

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Une fois les directives reçues on travaille jusqu’à 17h soit 10h30 de boulot minimum. Le salaire est dérisoire vu le nombre d’heures que nous faisions… Nous étions rémunérés 100 $ Australien et l’accommodation (nourriture et logement) était comprise quand même. L’aspect financier n’était pas ma principale motivation lorsque j’ai accepté ce job c’était davantage l’expérience humaine et la découverte d’une nouvelle facette de la vie en Australie qui m’intéressaient.

 

Durant mon séjour dans cette ferme, j’ ai fait 3 jobs différents :

1 / Premier job : Changer les pompes usagées de plusieurs vieux moulins à vent

Commençons par le premier et le plus dangereux, on rencontre le boss, il nous ( Emil et moi ) explique que le travail est facile physiquement mais un peu dangereux. On se dit ok, voyons en quoi ça consiste puis nous aviserons sur place. « Un peu dangereux » était la seule information que nous avons sur ce job. Un vieux fermier nommé BARRY nous embarque et nous emmène au pied d’un vieux moulin à vent là depuis au moins 70 ans peut-être plus. Sur le coup, je ne prends pas conscience que la structure est peut-être vieille de presque un siècle, donc certainement fragile.  L’accent des fermiers australiens est plus que difficile à comprendre pour un non-initié. Il nous invite à grimper à 10 mètres de haut pour y installer une poulie afin de changer une pompe défectueuse. Bien évidemment, l’ascension se fera équipés de sécurité.

 

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Avec Emil on se regarde et on se lance dans ce travail sans véritablement se rendre compte de la dangerosité du job et de la possibilité que nous avons de dire « NON ». Une fois le travail effectué, on se dit que ce sera la dernière fois et que maintenant nous allons effectuer le job pour lequel nous sommes venus c’est à dire nous occuper des clôtures. On apprendra qu’il reste 8 pompes à changer sur 8 moulins à vent différents à travers la ferme. Après avoir cogité toute la nuit, au matin, j’en profite pour avertir le Barry que je ne souhaite pas renouveler l’expérience de la veille. Un jour plus tard mon collègue Emil m’emboite le pas et décline le travail lui aussi… trop risqué. A chaque jour apporte son lot de surprises, voici une grenouille et une araignée que nous avons dérangé en changeant la pompe.

 

 

2 / Deuxième job : Entretenir les clôtures de la ferme

Un peu inquiet à l’idée de dire que je refusais de continuer à grimper sur les moulins à vent ….. mais le boss n’y voit aucun souci et m’affecte à une nouvelle unité. Cette fois, je vais m’occuper de l’entretien des clôtures. Le job consiste à remettre en état les clôtures. Etant donné que la ferme est traversée par une multitude de cours d’eau, ceux-ci balayent les clôtures lorsqu’ils sortent de leur lit. Un travail perpétuel.

STRATHMOREQuand ton bosse passe vérifier l’avancement du travail

Après avoir passé 5 jours aux alentours du camp principal où nous apprenons ce nouveau métier. On nous avertit que la plupart des clôtures autour du camp sont en bonne état ainsi nous allons être affectés à un autre camp, appelé MINIES afin de nous rapprocher de notre lieu de travail sous peu. Ce nouveau camp se situe à 1h de route du camp principal. Seulement deux personnes y vivent Scott et Tony.

 

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On prend toutes nos affaires et nous voilà au camp des MINIES. Comparativement au premier celui-ci est beaucoup plus rudimentaire la plupart des chambres et des espaces communs sont inhabités depuis plusieurs mois. 

 

STRATHMOREPetit aperçu du lieu ou nous avons séjourné durant ces quelques jours

On décidera avec mon ami Emil d’installer les lits à l’extérieur afin de profiter de la profondeur de la voie lactée. Petite anecdote sympa, j’avoue avoir eu une belle frayeur lorsqu’au beau milieu de la nuit un Wallabie a eu la bonne idée de venir se balader au pied du balcon.

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Pendant ces 15 jours, nous avons sillonné les alentours du nouveau camp à l’affût de la moindre parcelle de clôture à changer. Pour effectuer l’entretien des clôtures nous avions un quad chacun et l’équipement nécessaire pour y faire face. Nous étions accompagnés par nos deux superviseurs qui se déplaçaient en voiture. Dans ce type de travail les parties les plus difficiles sont bien souvent les creeks, là où la clôture enjambe le cours d’eau. Lorsque le cours d’eau sort de son lit il emporte les clôtures sur plusieurs dizaines de mètre, une véritable galère pour les remettre sur pied. Parfois, il était nécessaire d’aller directement dans l’eau afin de les remettre en état, j’ai toujours refusé de le faire trop effrayé à l’idée de croiser un crocodile qui sont nombreux dans le coin.

STRATHMORE

Durant ces journées, on croisera une multitude d’araignées, de serpents, de dingos (des chiens sauvages) et au moins 6 crocodiles d’eau douce “normalement” inoffensifs pour les humains. Durant ces quelques jours, communiquer avec les deux fermiers australiens fut plus que compliqué entre l’accent, l’utilisation d’expressions que je n’ai jamais entendu et mon niveau d’anglais, la discussion était assez difficile. Par ailleurs, l’un des deux fermiers (SCOTT) passait le plus clair de sa journée à picoler et à se droguer ce qui rendait la communication encore plus délicate. Après ces 15 jours de travail voilà enfin un jour “off” on nous ramène au camp principal. On retrouve le wifi, des plats équilibrés et la vie en communauté ;).

Au petit matin, Shawn, le bras droit du BOSS me convoque et m’explique qu’ils ne peuvent pas garder quelqu’un qui glande. Pour me faire comprendre l’idée, il utilisera la phrase « Thibault, you are looking at the birds when you work ». Par ailleurs avec Emil, ça en deviendra une “private joke”. En gros, ça signifie que je préfère flâner au lieu de travailler. Je suis interloqué, je tente de comprendre ce qui se passe étant donné que je travaille 10 à 11h. Chaque soir je m’endors en 5 minutes complètement épuisé par ces journées. Je suis clairement dépassé par la situation et je peine à me défendre.

STRATHMOREAprès tout c’est peut-être vraie.. 🙂

Reprenons, je commence à comprendre que Scott est en train d’essayer de me faire virer en expliquant au boss que je suis un glandeur. Je vous avoue que je ne connais pas les véritables raisons qui l’ont poussé à faire cela mais j’ai mes petites idées :

–  Jalousie Ça parait fou mais le fait que nous soyons grands Emil et moi-même lui donne le sentiment d’être inférieur. Je ne compte plus le nombre de remarques qu’il nous a fait sur notre taille et sur le sentiment de puissance que lui  apporte l’utilisation de certaines drogues.

–  Ils ne supportent pas de travailler des personnes qui n’ont pas un anglais fluide. 

–  Absence d’empathie et instabilité émotionnelle. L’alcool et la drogue y étant pour beaucoup.

Shawn me donnera l’opportunité de prouver ma bonne foi en travaillant dans un autre domaine. Cette fois, si j’accepte je m’occuperai du nettoyage des machines agricoles (le 3ème job). Après une longue hésitation avec mon ami Emil on décidera de rester quelques jours afin de d’économiser un peu d’argent.

3/ Troisième job : nettoyer les machines agricoles.

Au final, deux jours plus tard nous déciderons de quitter la ferme et de revenir sur Cairns afin de mon côté de préparer mon retour sur Sydney  en vue d’assister au Séminaire de Anthony ROBBINSJ’apprendrai deux semaines après avoir quitté la ferme que Scott s’est fait viré après s’être glissé durant la nuit dans la chambre d’une fille. Eh oui, malheureusement chose fréquente dans les fermes Australiennes, heureusement que les propriétaires sont fermes avec ce genre d’individu.

Malgré la petite mésaventure, cette expérience dans l’une des plus grosse ferme du Queensland est un souvenir mémorable. Durant ces jours à Strathmore, j’ai eu l’occasion d’élargir mon vocabulaire familier… lol. L’utilisation des mots suivants est plus que commun là-bas : « Cunt », « Fuck off » etc. Je vous laisse le soin d’en faire la traduction.

Après quelques jours sur Cairns, j’ai pris mon vol vers Sydney le 5 septembre afin d’assister à UPW de Anthony ROBBINS le 13 au 16 septembre. Sous peu, je vous ferai une vidéo pour vous donner mon avis sur ce séminaire de 4 jours animé par le pape du développement personnel. Par la même occasion je vous informe que je me suis inscris à la session du TOEIC du 28 septembre soit dans 3 jours maintenant.

 

STRATHMORE

Actuellement sur Sydney, je travaille en tant que Labour, nous sommes amenés à démolir des murs, différents types de structure puis à nettoyer. De manière générale, ce sont des tâches basiques mais assez contraignantes physiquement. En tout cas, c’est l’un des meilleurs moyens pour prendre du muscle et perdre du gras. L’agence avec laquelle je travaille m’envoie sur différents chantiers au cœur de la ville. Actuellement, je travaille dans les locaux de GOOGLE afin de modifier leurs espaces de travail. Je compte travailler sur Sydney au minimum durant deux mois afin d’économiser assez d’argent en vue de partir vers de nouvelles aventures 😉

En tout cas, je vous dis à très vite pour le résultat de mon TOEIC. 

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